L’obésité : une pathologie chronique

Définition de l’obésité

L’obésité, un problème de santé publique. Le nombre de personnes atteintes de cette maladie ne cesse de croître (définition de l’obésité). En effet, dans le monde :

  • 40,5 % des femmes sont obèses ou pré-obèses ;
  • Plus de 40% d’hommes en surpoids ;
  • Chez les enfants, en 2016, 5,8% des filles (8 fois plus qu’en 1975) et 7.8% des garçons (9 fois plus qu’en 1975) sont obèses.

En France, 49% des adultes sont en surpoids ou obèses en 2015. La France est un des pays les plus touchés par le surpoids avec 10% de plus que la moyenne mondiale. On peut aussi remarquer qu’il y a plus d’obésité chez les hommes en général.

La physiopathologie de l’obésité

L’obésité résulte d’un déséquilibre dans la balance énergétique balance énergétique. Nos apports caloriques dépassent nos dépenses quotidiennes. Face à cela notre corps va stocker des triglycérides dans le tissu adipeux, nos réserves en graisse vont donc augmenter.

Au fil du temps, ce déséquilibre de la balance énergétique va constituer une pathologie d’organe avec de profonds bouleversements anatomiques, biologiques et fonctionnels. Comme par exemple l’augmentation des graisses. Cela va avoir des conséquences directes sur le corps et engendrer des maladies métaboliques (exemple : diabète) ou des maladies cardiovasculaires (comme Infarctus du myocarde ou l’hypertension artérielle).

Diagnostic chez l’adulte


L’IMC ou indice de Quételet permet de diagnostiquer le surpoids (OMS 1995) pour les adultes (hormis femmes enceintes, sportifs de haut niveau…). Il sert principalement à estimer la quantité de masse grasse.

  • Surpoids = IMC > 25kg/m² ;
  • Obésité = IMC > 30kg/m².

    Une distinction à partir de l’IMC existe entre l’obésité et le surpoids.
    IMC = masse corporelle (kg) / taille² (m)

Un IMC à 18,5kg/m² correspond à une corpulence normale favorable à la santé.
Il existe quatre grades pour les surpoids et l’obésité :

1. Pré obésité : IMC entre 25 et 30 ;
2. Obésité modérée = IMC entre 30 et 35 ;
3. Obésité sévère = IMC entre 35 et 40 ;
4. Obésité morbide = IMC supérieur à 40.

Aussi, si l’IMC est inférieur à 18,5 on parle d’insuffisance pondérale, inférieur à 16 on parle d’insuffisance pondérale sévère.

Le médecin peut aussi diagnostiquer cette maladie par des mesures des plis cutanés :

  • pli bicipital ;
  • pli tricipital ;
  • pli sous-scapulaire ;
  • pli supra-iliaque.

ou par des mesures de tour de taille.

Diagnostic chez l’enfant


Chez l’enfant, on utilise des courbes de corpulence qui tienne compte de l’âge du mineur. Ces courbes sont présentent dans le carnet de santé et permettre de suivre l’évolution du poids et de la taille des enfants en fonction des moyennes de la population. Ces nouvelles courbes ont été établies par l’Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale (INSERM) basé sur la l’étude de la population de 0 à 18 ans.

Évolution de l’IMC :

  • 0-9 mois = augmentation ;
  • 1-6 ans = baisse ;
  • 6-18 ans = augmentation.

Cette deuxième augmentation est appelée le rebond d’obésité (entre 5 et 7 ans). Plus ce rebond survient tôt, plus la probabilité d’avoir de l’obésité en grandissant est élevée.

Traitements


Plusieurs solutions sont disponibles pour perdre du poids, ou pour perdre de la masse graisseuse. La pratique d’une activité physique (cf. L’activité physique adaptée (APA)) et manger de façon saine et équilibrée sont deux moyens très efficaces.

Une aide médicamenteuse comme par exemple de la sibutramine, du rimonabant ou de l’Orlistat et le recours à la chirurgie sont d’autres moyens de parvenir à ses fins. Un traitement comportemental est aussi conseillé. Il requiert six points clés :

  • L’autosurveillance : enregistrement détaillé et quotidien des apports alimentaires (quantitatif et qualitatif) (cf. La nutrition) ;
  • Le contrôle des stimuli : limiter l’exposition à la prise alimentaire non nécessaire et excessive ;
  • La qualité nutritionnelle : on recommande une alimentation saine et équilibrée ;
  • La restructuration cognitive ;
  • Étudier les relations interindividuelles : accroitre le soutien social ;
  • La prévention des rechutes : favoriser le maintien de la perte pondérale.

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